En Suisse, l’économie de services est encore largement dépendante d’acteurs locaux et parvient à fonctionner en vase clos, pour le bonheur de son économie nationale. Les problèmes de délocalisations d’entreprises ou de services sont encore limités. En effet, le souci de confidentialité et la nécessité de sécuriser les données produites par leurs services imposent à la majorité des entreprises suisses de maintenir des services couteux et internes. Mais cela devient pesant et le recours à des entreprises externes se développe. Une grande banque locale, pour ne pas la citer, n’hésite plus à délocaliser certains de ses services en Pologne.

Définitions

Si bon nombre d’entreprises ont recours à l’externalisation de services pour préserver de leur temps, de leur trésorerie et pour se concentrer sur leur métier propre certaines peuvent être tentées par l’offshoring. Quelles sont les différence entre l’offshoring et l’outsourcing ? Quels en sont les intérêts et limites ?
L’outsourcing est une pratique qui consiste à confier un pan de service à une société tierce alors que l’offshoring consiste à faire exécuter une tâche par une société externe mais dans un autre pays. Le plus souvent, dans le domaine des services on retrouvera les pays du Maghreb francophones, Madagascar ou les Philippines (anglophones). Les entreprises suisses ont plus de mal à identifier des prestataires offshore travaillant en allemand ou suisse-allemand et cela est un frein à la pratique de l’offshoring (avec celui de la sécurité des données).

Intérêts comparés de l’outsourcing et de l’offshoring

 

Dans les deux cas l’objectif recherché est l’économie, la réduction des coûts à l’interne mais dans le cas de l’outsourcing on va surtout rechercher du support et l’aide d’une autre société pour des compétences qui nous manquent.
L’offshoring offre d’une part une grande réduction de coût mais nécessite un service (ou une personne) dédié à la gestion du prestataire offshore. La pratique inclut des risques de transfert d’information, des risques géopolitiques et parfois des soucis liés à la barrière des langues. L’outsourcing est une solution plus chère mais qui garantit un service complet offert par le prestataire, un accès à des ressources rares et offre une très grande flexibilité d’action. 

Conclusion ?

Finalement, pour développer un service à très grande échelle ou le souci des coûts sera primordial il est intéressant d’investir dans une solution offshore mais cela demande du temps, de l’énergie et comporte des risques. Une fois l’investissement passé les gains financiers ne sont pas négligeables.

En revanche, l’outsourcing, classique, est à privilégier pour des missions ponctuelles ou qui nécessitent un minimum de confidentialité et pour faire l’économie de l’organisation d’un service externalisé, car en général, votre prestataire s’occupe de tout et ne vous prendra par de votre temps.

Certaines sociétés spécialisées dans l’outsourcing, comme DCS basée à Genève offrent un service double puisque cette entreprise a développé une structure au Chili pour aider les entreprises à investir le marché sud-américain et pour offrir des solutions offshores tout à fait sûres.

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